CHRONIQUES D'ANTAN

Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 08:15

La chapelle Notre-Dame-du-Kreisker


(XIV-XVème siècle) ....SUITE



De plan irrégulier, l'édifice actuel comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept non débordant, sur le carré duquel s'élève la célèbre tour, et un choeur de deux travées avec bas côté sud.

Vue de la Nef vers le Chœur



Autel Notre Dame


Boiseries de l'Autel Notre Dame



















Vitrail destné à Notre Dame
Au centre de la rosace se trouve le monogramme de Marie. Tout autour, des symboles prises dans la litanie de la Sainte Vierge, thème que l'on retrouve souvent dans d'autres oeuvres de Labouret.
Dans un premier cercle : Miroir de justice, Arche d'Alliance, Tour d'Ivoire, Reine des Saints et des Anges, Maison d'Or.
Dans un second cercle : Trône de la Sagesse, Vase spirituel, Etoile du matin,
Porte du Ciel, ...
Le nom des quatre évangélistes entourent cette rosace : Marc, Jean, Luc, Mathieu.
Certains détails évoquent des Apôtres ou des Martyrs : clés, livre, coquilles, croix, roue, fouet, arc et flèches, tête de mort, ...
Les vitraux de Labouret demandent une attention particulières : les grandes vertus y sont symbolisées par des objets de la vie de tous les jours .....
Les six personnages symbolisent les foules venues prier Notre-Dame du Kreisker en sa chapelle : un pape, un évêque, un prêtre, un moine, un laboureur, un artisan. Quelques symboles : Ancre (Foi), Soleil (Zèle), Encensoir (Prière), Balance (Justice), Harpe (Louange), Lampe (Prudence), Epines (Patience), Ruche (Travail), Livre (Paroles), ....


Cette chapelle est complètement remaniée au XVème siècle et paraît avoir servi de chapelle municipale destinée aux réunions du corps de ville jusqu'au XVIIème siècle.

Saint Paul Aurélien


On y distingue deux campagnes principales de construction. La façade occidentale, le transept, l'élévation nord du choeur et le chevet remontent à la fin du XIVème siècle. Dans le second quart du XVème siècle, l'édifice est profondément remanié.

Les armes de l'évêque Jean Prigent à la clef de voûte du carré du transept précisent la date du début de ces travaux, puisque cet évêque ne demeura que trois ans sur le siège de Saint-Pol, de 1436 à 1439.

La tour de croisée date de 1436-1439. L'étage des cloches et la flèche sont achevés dans la seconde moitié du XVème siècle : la flèche octogonale est cantonnée de quatre clochetons étagés.

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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 08:15

La chapelle Notre-Dame-du-Kreisker



(XIV-XVème siècle)





***Avis tout à fait personnel***
Cette chapelle, plus sobre dans sa décoration intérieure reste ma préférée par la finesse de sa flèche, ses sculptures, sa dentelle.....


La fondation de la chapelle primitive remonte au VIème siècle

La tour mesure 78 mètres de haut. La flèche de granit est un octogone percé de 80 ouvertures en rosaces, quinte-feuilles, quatre-feuilles et trèfles. On accède à la balustrade par un escalier de 169 marches

Le Porche Nord est surmonté d’un fronton triangulaire où se trouvaient jadis les armoiries des donateurs, détruites à la Révolution. Tout au sommet, se dresse une Vierge à l’enfant du XVéme siècle. Sur l’arcade d’entrée, on remarque dix statuettes de patriarche barbus déployant un parchemin.

 

Les portes sont surmontées de multiples feuillages, de statuettes, de montres imaginaires et d’animaux domestique

Porche sud
Une jeune lingère ayant travaillé un jour de fête chômé en l'honneur de la Vierge, malgré les remontrances de Saint Kirec (ou Guévroc) fut subitement paralysée de tous ses membres. Après son repentir, le saint la guérit et elle lui donna sa maison pour en faire une chapelle.

On lui donna le nom de Kreis-ker parce qu'elle était située au milieu du village, faubourg de la ville
.

La première chapelle en bois ne résista pas aux ravages des Normands au IXème siècle.

Les Anglais ayant pris la ville et brûlé le Kreisker le 3 mai 1375, l'édifice est reconstruit (semble-t-il, par les Anglais) dans le dernier quart du XIVème siècle.

Après le départ des Anglais, la tour fut couronnée, au XVème siècle, d'une flèche fabuleuse et l'édifice sensiblement modifié.

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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 08:15



PATRIMOINE de SAINT-POL-DE-LEON



CATHEDRALE (fin)




Afin de compléter la visite de la cathédrale de

Saint Pol de Léon, ci-dessous quelques photographies,

juste pour le plaisir des yeux…..


Groupe de la Sainte Famille ‘XIXéme siècle

 

Groupe de l'Annonciation

 

Fresque du Jugement dernier

 


Autel en bois du XIXème siècle : Statues des apôtres.

Il s’agit de l’ancien vicariat de Toussaints (Roscoff Est)

 

Les bénitiers


Chemins de croix


La mort du juste


Saint Pol terrassant le dragon

 

Chapiteaux   


 Enfeux









































 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 08:15


PATRIMOINE de SAINT-POL-DE-LEON



CATHEDRALE (suite)




L'autel de saint Paul Aurélien est exécuté en 1897 par les ateliers de Denis Derrien.



Devant l'autel se trouve la pierre tumulaire d'Amice Picard, morte en odeur de sainteté en 1652.



Dans la troisième chapelle sud, anciennement chapelle Saint-André, la clef de voûte est décorée des armes de la famille Hamon de Penanru. La cathédrale renferme une série de neuf confessionnaux, dont cinq datent des XVII-XVIIIème siècle.


































































































 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La plus ancienne des six cloches, que possède la cathédrale, est le bourdon (du nom de Jacques), daté de 1568 et fondu par Artus Guimarch de Morlaix (1,56 m de diamètre, poids de 2 067 kg).

Mécanseme de l'horloge



L'église abrite les statues de Notre-Dame du Bon Secours (XVème siècle), saint Paul Aurélien. Les saints bretons honorés plus spécialement sont : saint Paul Aurélien, saint Maudet, saint Yves, saint Herbot, saint Coulm, saint Tanguy, sainte Haude (voir des photos de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon


Sainte marguerite

Saint Antoine

Sainte Appoline

Saint Jean

Saint Joseph

Saint François

Saint Jean et Saint Simon

Saint Paul Aurélien


 

 

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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 08:15


PATRIMOINE de SAINT-POL-DE-LEON



CATHEDRALE (suite)




Le retable du Saint-Sacrement, oeuvre de François Le Pen, date de 1633. Une enquête demandée par l'évêque Jean-Louis Gouyon de Vaudurand, en 1749, mentionne trente-six autels avec leurs balustrades (vingt deux autels seront alors conservés).

 

L'autel en granit dit "autel communal" date de 1662. Un autel et retable en granit date du XVIème siècle.

 

Un autel en bois sculpté et doré avec un retable représentant la Vierge implorant Dieu pour les habitants de Saint-Pol, date du XVIIIème siècle.

Le maître-autel en marbre, restauré en 1825, date de 1745 : il a été exécuté sur les plans de Henry Villars, architecte.


 

L'ensemble des vitraux, oeuvre de Lobin de Tours, de l'atelier du Carmel du Mans, Gaudin et Labouret de Paris, date des XIXème et XXème siècles. On y voyait jadis des débris de vitraux d'un Jugement dernier, datés du XVIème siècle, et d'un vitrail consacré aux oeuvres de miséricorde daté de 1550.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



























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Ma doué, (Mon Dieu) et "Arebat" (Il ne faut) avec les armes des Hamon de Penanru (XVIème siècle).

 

 

Les stalles du chœur en bois sculptées datent de 1510-1520 : on y voit les armoiries de Mgr de Carman

 

1504-1514) et celles de Mgr Guy Leclerc (1514-1523).


La chaire à prêcher date du XVIIème siècle. Le lutrin du chœur, en bois sculpté, date du XVIème siècle. La clochette dite de saint Paul date du VIème siècle. Deux petites cloches en bronze datent de 1612 : l'une porte l'inscription "1612 M. P. Migorel Ma Faicte", l'autre porte l'inscription "Migrel".

 

Un calice en argent du début du XVIIème siècle était frappé des armes du chanoine de Lesguen.Près du porche méridional, on trouve un bénitier en granit du XVIème siècle et un sarcophage antique du XIIème siècle (semble-t-il, celui de Conan Mériadec).

 

Le reliquaire de Paul-Aurélien, dessiné par le chanoine Abgrall et exécuté par les ateliers de M. Armand Galliat (orfèvre de Lyon) date de 1897 : il sort des ateliers d'Armand Calliat, orfèvre à Lyon.


On y trouve des boîtes à crânes (XVIème siècle) et plusieurs tombeaux :



celui de Jean Le Scaff, sénéchal de Léon (1500) et d'Anne du Bois de Kerlosquet son épouse (XVIème siècle), du chanoine Richard (décédé en 1539), du chanoine François Le Voyer, seigneur de Kerisnel (décédé en 1570), de Mgr Rolland de Neufville (1562-1613), décédé en 1613 (XVIIème siècle), de Mgr Rieux-Sourdéac, décédé en 1651 (XVIIème siècle), de Mgr François de Visdelou, décédé en 1668 ou 1671 (édifiée par Nicolas de la Colonge en 1711), de Mgr de la Marche, décédé en 1806 (1869), ainsi que le tombeau de Mgr Guillaume de Kersauzon, évêque de Léon et décédé en 1327 (XIXème siècle).

 

Trente-six enfeu garnissent, à partir de la cinquième travée de la nef, la quasi-totalité du pourtour de la cathédrale. S'y ajoutent six autres ouverts dans les murailles du chœur.


L'enfeu du chanoine Olivier Richard (XVIème siècle)


Enfeu Guillaume de Kersauzon


Devant le maître-autel en marbre noir qui date de 1745, une grande dalle noire dans le pavage du choeur indique le lieu de la sépulture de saint Paul Aurélien.



Derrière le maître-autel, des inscriptions latines rappellent l'érection de la Cathédrale en Basilique mineure, le 1er septembre 1901. Au collatéral nord du choeur, on peut voir l'ancien maître-autel du couvent disparu des Carmes, la chapelle de Kerautret, avec sa tombe de chanoine, et la dalle tumulaire des chanoines Le Veyer et de Kerguz.

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