Partager l'article ! Les aventures de Jean l'Or ... !!! (Suite): Selaouit, mar hoc’h eur c’hoant, Setu ...
LE BLOG DE ZAZA
BONNE HUMEUR ASSUREE, INSOLITE, BEAUTES DE LA NATURE, ANIMAUX,
DE TEMPS EN TEMPS QUELQUES COUPS DE GUEULE

Selaouit, mar hoc’h eur c’hoant,
Setu aman eur gaozic koant,
Ha na euz en-hi netra gaou,
Mès, marteze, eur gir pe daou.
***
Ecoutez, si vous voulez,
Voici, un joli petit conte,
Dans lequel il n’y a pas de mensonge,
Si ce n’est, peut-être, un mot ou deux.
Ici, la terre était molle comme du sable.
A peine y eut-il plongé les mains qu'il en retira un caillou de la grosseur d'un œuf, un caillou en or pur, en bel or blond tout flambant neuf.
Puis, ce fut un second caillou de la grosseur d'un galet de
cordonnier.
Puis un troisième aussi large qu'une meule de moulin.
Celui-ci, Jean l'Or n'essaya même pas de le soulever; encore moins ceux qu'il mit ensuite
à découvert et qui formaient comme un dallage d'or.
- « Que c'est donc beau ! » s'écria-t-il, à mesure qu'il déblayait toutes ces merveilles.
« Et comme je serais riche, si je pouvais seulement emporter le dixième de ce que je vois ! »
Il se souvint qu'il s'était juré de ne toucher à rien.
- « Bah ! » se dit-il, vaincu par la cupidité, je vais mettre celui-ci dans ma poche et
cet autre sous mon aisselle. Cela ne tirera pas à conséquence. Le diable ne s'en apercevra point. »
Il mit dans sa poche le caillou qui était de la grosseur d'un œuf et sous son aisselle
celui qui était de la grosseur d'un galet de cordonnier.
Déjà il déguerpissait au plus vite, comme bien vous pensez, lorsque Pôlic se dressa devant
lui.
Il faut vous dire que Satan faisait justement ce jour-là, sa tournée sur terres. Il avait vu
venir Jean l'Or et avait guetté ses moindres gestes, embusqué derrière un buisson.
- « Hé ! hé ! Camarade », ricana-t-il, « On ne s'en va pas ainsi sans souhaiter le bonsoir
aux gens qu'on vient de voler. »
Jean l'Or aurait bien voulu être ailleurs. Mais il ne pouvait plus songer à
fuir.
Satan lui avait appliqué la main sur l'épaule et cette main était terriblement brûlante et
lourde, comme si elle eût été de fer rougi.
Jean l'Or cria, se débattit, supplia. Mais le diable a la poigne solide et le cœur
cuirassé.
- « Pas tant de façons ! Il faut me suivre. »
Satan siffla son cheval qui passait à quelque distance de là, l'enfourcha, jeta Jean l'Or
en travers sur la croupe, comme un simple sac de charbon, et hue ! dia!
Jean l'Or demandait d'une voix dolente :
- « Qu'allez-vous faire de moi, Monsieur le diable ? »
Et le diable répondit :
- « Ta chair sera rôtie pour le dîner de mes gens et tes os calcinés serviront de pâture à
mes chevaux. »
Le pauvre Jean l'Or n'en menait pas large.
On arriva en enfer.
Dès le seuil, un démon se précipita au-devant de Satan et lui dit
:
- « Maître, le valet d'écurie a été dévoré par les bêtes. »
- « Malédiction ! » s'écria le diable, d'un ton si effrayant que les damnés qui se
trouvaient non loin de là, dans une mare de poix bouillante, se mirent à faire des bons de carpe, en poussant des hurlements de détresse.
Mais la colère du diable tomba brusquement.
Il venait d'apercevoir Jean l'Or qui s'était laissé glisser à terre et qui gémissait,
accroupi, la tête dans les mains.
- « Lève-toi, grand nigaud », lui dit-il, « Et approche ! »
Jean l'Or obéit en rechignant.

- « Ecoute », continua Satan, « Les choses tournent bien pour toi. Jusqu'à nouvel ordre,
ta chair ne sera pas rôtie et tes os ne seront pas calcinés. Mais tu penses bien que je ne vais pas te garder ici à rien faire. Voici qu'elle sera ta besogne. J'ai trois chevaux dans mon écurie,
y compris celui que je montais tout à l'heure. Tu en auras le soin. Tous les matins, tu les étrilleras, tu les laveras, tu les brosseras et tu leurs donneras des os calcinés en guise de fourrage.
Tâche seulement que le travail soit bien fait; sinon, tu sais ce qui t'attend. »
Jean l'Or n'était pas précisément flatté de devenir le valet d'écurie du
diable.

Mais il n'avait pas le choix et mieux valait encore soigner les chevaux que de leur être
jeté en pâture.
Tout alla bien pendant une quinzaine de jours.
Jean l'Or ne ménageait pas sa peine et s'efforçait de contenter son terrible
maître.
Mais, le soir venu, lorsqu'il était étendu dans son lit, à l'un des angles de l'écurie, il
restait longtemps, avant de s'endormir, à déplorer son sort et à regretter sa Basse-Bretagne.
Comme il se repentait maintenant de sa maudite cupidité !
Une nuit qu'il se tournait et se retournait ainsi sur sa couchette de paille, il sentit
une haleine chaude sur sa figure; c'était un des chevaux qui s'était détaché et qui tendait son mufle vers Jean l'Or.

- « Que me veut cette bête de malheur ? » pensa-t-il, car c'était justement la monture sur
laquelle il avait été transporté en ce lieu de damnation.
Il allait lui donner du fouet quand la bête lui parla en ces termes
:
- « Ne fait pas de bruit afin de ne pas réveiller les autres chevaux. C'est dans ton
intérêt que je viens te trouver. Dis-moi, Jean l'Or, est-ce que tu te plais en ce pays ? »
- « Foi de Dieu, non ! »
- « En ce cas, nous sommes tous deux du même avis. Comme toi, je voudrais retourner en
terre bénite, car, comme toi, je suis chrétienne. »
- « Mais comment nous en aller d'ici ? »
- « C'est mon affaire. Je te préviendrai quand le moment sera venu. En attendant,
donne-moi chaque jour double ration, non plus d'os calcinés, mais de foin et d'avoine. Il faut que je prenne des forces car le voyage sera long. »
A DEMAIN POUR LA FIN
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trés belle cette légende je ne conaissait pas
je reviendrai demain pour la fin
bises Zaza
( plus frais ce matin et du cent )
kénavo
Merci d'apprécier Monica. Ici aussi froid, froid, froid... Il faut que j'aille vider ma cheminée pour refaire du feu, et cela est franchement la corvée. Poux ronchon s'est levé en catastrophe et déjà parti bosser depuis bien longtemps. Bises et bon mercredi
Toujours aussi passionnant , tu as de la reserve ...et c'est tant mieux
Bises Zaza
Je fais ce que je peux ma Canelle. Merci.Bises et bon mercedi
vivement demain bonne journée bisous
Merci Marine. A demain donc. Bises et bon mercedi
Je ne peux pas l'enlever...!!!!!
quand je pense qu'il va falloir attendre demain pour la suite!!
tu nous tiens en haleine petite diablesse éhéhéh
bisous a demain pour la suite
C'est le but.. hihihihihihihihi. Bises et bon mercedi Serge
enlève la photo du 1er com elle est trop grande bisous
Ok je vais voir cela.... Bises ma Renée
Quelle histoire ! à demain pour la suite
Bonne journée Zaza
Ademain doc....!!!
Bises et bon mercedi Laure
Il fallait bien se douter qu'il nous faudrait attendre le suite à l'Or à demain
Bisous
Mounette
Et bien oui Mounette, il ne pouvait pas en être autrement. Bises et bon mercedi
pas de problème je serais là pour la fin
bisous
raymonde
Merci Raymonde. A demain donc. Bises et bon mercedi
C'est super ce conte ,vivement demain .Bonne journée ,en espérant que ce froid tant attendu mais qui est de saison, n 'est pas trop dur a supporter chez vous ,ici en basse Normandie c'était bien jusqu'a ce matin ou le soleil n'est plus de la partie.Dommage mais on va se ballader en bord de mer avant que les Parisiens nous envahissent car Avel le boxer n'aime pas ,il n'aura plus la plage de Omaha pour lui tout seul ,on devra se rabattre sur la fôtêt mais attention aux gardes en forêt,ils n'aiment pas le chien en liberté
Amitiés Marie-Pierre
Merci Marie Pierre. Je vois que tu as la même réaction que la mienne, quand je me trouve dans mon île de Batz, dans la maison familiale. D'habitude j'apprécie les moments hors vacances scolaires, et je suis plus dure que toi, quand je vois les parisiens arriver, je me dis :"zut, les doriphores sont de retour". Malheureusement, je n'ai pas pu y retourner seule depuis mon accident sur les rochers en août 2011, et je commence à me languir de la côte bretonne. Heureusement que j'habite une région agréable dans le sud de l'ille et vilaine. Bises et bon mercedi ma belle
tu as de la chance ,je ne dis pas D...mais nous en 2h1/2 ils sont chez nous et c'est la M....,enfin ,ils ne sont pas tous comme cela mais entre les ghettos du côté de Deauville et ceux qui sont chez nous en conquérants!!!le mot D... est peut-être le bon . Super d'habiter l'ile de Batz, une vrai ilienne,comme mon voisin ,l'ile de sein , ce sont des mondes trés fermés non?et je comprends que tu regrettes de ne pas pouvoir y aller ,mais j'ai du mal ,moi la fille du soleil a imaginer vivre en hiversur une île ,je vais plus vers le pays qui m'a vu nâitre et vivre 10 ans le Sénégal,car comme beaucoup de Bretons , a une époque ,ils devaient partir s'ils voulaient avoir du travail et puis une famille de marins!!!
Amitiés et a plus Marie-Pierre
En effet, regarde mes grands parents maternel et paternel, qui ont du venir en région parisienne après la grande guerre pour trouver du boulot. Nous avons fait souche dans les yvelines, mais j'ai de l'eau de mer qui coule dans les veine. Bises
que j'aime cette lègende et ton diable est bien beau!lol
Beau comme un diable Mamounette....!!!
Bises et bonne soirée
"Les Gens de" là-bas quelle beauté !
Merci.... !!!!!
Il s'en tire à bon compte pour l'instant, su je puis dire, alors à demain poue voir le diable rotir un peu lui-même ou bien ?
Bisous ma Zaza
ou bien...!!!! that's the question my dear....!!!!! Bises et bonne soirée ma Nettoue
Ça devient palpitant!
Gros bisous Zaza!
N'est ce pas....!!!! Vivement demain pour la fin. Bises et bonne soirée Anne
Superbe à demain ZAZA bisous pour une bonne soirée Bye
Merci mon ami. Ademain pour la fin. Bises et bonne soirée
Mais combien de conte avez vous en Bretagne ?
Nous sommes dss conteurs nés....!!!!