ARCHITECTURE

Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 08:15




Biographie de Robert SURCOUF





Robert Surcouf né à Saint-Malo, en 1773, est la figure emblématique de la cité corsaire.

 

Aguerri très tôt aux choses de la mer et embarqué dès l'âge de 13 ans comme mousse, il deviendra capitaine-marchand dès l'âge de 20 ans !

 

Cette période de sa vie est loin d'être glorieuse car il y pratique la traite des Noirs pour le compte des planteurs de l'île de la Réunion ...



Dès 1795 il se lance dans la course contre les navires de commerce anglais et écume les eaux de l'océan indien.

 

Il y acquiert une réputation de redoutable corsaire, faisant des prises exceptionnelles.

 

Le Triton puis le Kent tombent sous ses attaques, faisant de lourdes pertes chez les Anglais qui mettent alors sa tête à prix. Malgré le nombre de croiseurs anglais dévolus à sa capture, il parvient à rentrer à Saint-Malo en 1802, à la tête d'un trésor de guerre estimé à 2 millions.

 

La rupture de la paix d'Amiens le relance dans la course en 1807 et il ramènera d'autres prises accumulées, une fois de plus, dans les mers indiennes où les navires anglais sont nombreux.

Il rallie Saint-Malo en 1809 et entreprend désormais d'armer pour la course dans les mers européennes.

 

Après s'être distingué comme chef de légion lors des Cent-Jours, il devient baron d'Empire et se range ensuite des choses de la guerre. Reprenant le commerce maritime après 1815, il deviendra l'un des plus riches armateurs de Saint-Malo.

 

Il finira ses jours dans sa ville natale, en 1827.

 

Saint Malo au temps de Robert SURCOUF


Au début du 18ème siècle, la cité corsaire s'est considérablement développée au Sud et à l'Ouest et de nombreuses maisons hautes, les maisons d'armateurs et les hôtels particuliers, tel celui de Surcouf, se sont alignées derrière les remparts.

 

D'autres bastions, Orléans et Saint-Philippe, viendront alors compléter la défense d'une ville que Malborough n'arrivera pas à vaincre lors de son siège de 1758.

 

C'est alors l'époque des "Courses" où les vaillants corsaires malouins feront de leur ville la plus riche des cités de la côte.

 

Les chantiers navals de Rocabey fourniront alors du travail à une main-d'oeuvre dont la qualification permettra le développement de la banlieue.

 

Le château fut transformé en caserne au cours du 19ème siècle et sa vocation militaire prit fin en 1921.

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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 08:15

 

 

 

Biographie de Mahé de la Bourdonnais



 


Faisant partie de la noblesse malouine, Bernard François Mahé, comte de La Bourdonnais est né dans la cité corsaire en 1699.

 

Lieutenant de vaisseau dans la Compagnie des Indes en 1718, il participe à la prise de l'île principale de l'archipel des Seychelles en 1725. Celle-ci s'appellera désormais Mahé.

 

En 1735, il devient le très jeune gouverneur des îles Maurice et de la Réunion et y provoque le développement économique, notamment par la culture de la canne à sucre et du café.

 

Capitaine de frégate en 1740, il commande une escadre de guerre en 1741 avec laquelle il bat les Marathes assiégeant Mahé.

 

Dupleix, administrateur colonial et nabab des Indes sollicitera son aide contre les Anglais et La Bourdonnais prendra Madras en 1746. Il traite ensuite avec ses ennemis d'hier pour leur rendre la prise contre rançon, ce que Dupleix n'appréciera pas ...

 

Sur plainte de ce dernier, le comte sera rappelé en France et embastillé durant trois ans !

 

Jugé en 1751, il sera acquitté et finira sa vie à Paris en 1753.

 

Epoque des fortifications à Saint Malo


Epoque où les fortifications de la ville vont se développer, lui donnant davantage une image de bastion inexpugnable.

 

L'importance prise par Saint-Malo sous le Roi Soleil a fait prendre conscience à celui-ci de la valeur stratégique du site.

 

Pour le protéger, à l'occasion de la guerre contre la Hollande, Garangeau renforce les remparts de la cité. Il érige le puissant "Bastion de la Hollande" et l'arme d'imposants canons.

 

Mais cela ne suffit pas et à partir de 1689, Vauban est chargé de transformer chaque îlot entourant Saint-Malo en véritable "sentinelle" de la citadelle malouine.

 

Il utilise ainsi au mieux la géographie du site et érige un mur de canon autour de Saint-Malo :

  • ***le fort du Petit Bé double la puissance du Grand Bé (33 canons)
  •  
  • ***sur le rocher de l'islet, le Fort Royal (actuellement Fort National) reçoit 23 canons
  •  
  • ***le fort de la Conchée avec son four à boulets creusé dans le roc est équipé de 21 canons
  •  
  • ***l'île Harbour "embarque" 12 canons

        ***la pointe de la Varde, plus éloignée à l'est, est armée de 13 canons

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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 08:15

 

 

Biographie de René DUGAY-TROUN,



le corsaire



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce fils d'un riche armateur malouin est né à Saint-Malo en 1673.

Prédécesseur illustre de Surcouf, René Duguay-Trouin a probablement été l'un de ceux qui auront le mieux servi la France dans la guerre des courses.

 

Il commande son premier bateau corsaire à l'âge de 18 ans.

 

Il inscrit à son tableau de chasse, à 23 ans, le nom de son premier prisonnier important : un amiral hollandais !

 

Entré dans la marine royale en 1697, devenu capitaine de frégate, il reprend les courses dès le début de la guerre de Succession d'Espagne, revient ensuite à la

 

Royale et est promu capitaine de vaisseau en 1705.

 

Il met en fuite la flotte portugaise comportant plus de 200 vaisseaux, cet exploit lui valant la croix de Saint-Louis.

 

6 gros vaisseaux de guerre et les 64 navires qu'ils escortent seront ses prochaines prises et ses exploits lui valent d'être anobli en 1709.

 

1711 marque l'apogée de cet intrépide navigateur : malgré des fortifications jugées imprenables, Rio de Janeiro tombe sous ses coups en 11 jours seulement !

 

Il en ramène un butin impressionnant et poursuit sa carrière comme chef d'escadre en 1715 puis lieutenant général en 1728.

 

Louis XV le met à la tête d'une escadre qui, à partir de 1731, protègera efficacement les navires de commerce français contre les attaques des Barbaresques.

 

Après une vie de batailles, d'exploits et d'honneurs, il mourra à Paris en 1736, laissant derrière lui le souvenir d'un corsaire valeureux et d'un ardent défenseur de la France.


Saint Malo au temps de DUGAY-TROUIN


 

Au 18ème siècle, la cité de Saint-Malo n'était toujours pas équipée de bassins à flot et les navires s'échouaient sur les vasières faisant face aux quais.

 

Les chemins permettant l'accès de la terre vers la ville à marée basse, dotés de ponts pour traverser les rivières parcourant la grève, étaient régulièrement submergés à marée haute.

 

Les défenses de Saint-Malo étaient alors assurées depuis la fin du 17ème siècle (1689-1695) par l'édification des forts construits sous Vauban et Garangeau : Fort Royal, la Conchée, le Petit Bé et Harbour dressaient leur masse imposante au sommet des rochers au large des remparts.

 

La fin du siècle, en 1792, vit une nouvelle révolte des malouins qui, lors de l'assaut, détruisirent une partie des créneaux de "La Générale" et de "Quic-en-Groigne".

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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 08:15



Biographie de Jacques Cartier




Jacques Cartier est né à Saint-Malo en 1491.

 

Il est probable que sans l'appui de Jean La Veneur, prélat de la Maison Pontificale d'Alexandre VI, le navigateur malouin serait resté un illustre inconnu ... !

 

C'est lui, en effet, qui recommande Cartier à François Ier.

 

Ce dernier le chargera d'explorer les terres inconnues situées entre Terre-Neuve et le Labrador dans le but d'enrichir le trésor royal.

 

L'or en était la convoitise suprême.


Carte du périple de Jacques Cartier

 

C'est le 20 avril 1534 que débute la traversée de l'océan qui, en 20 jours, l'amènera au détroit de Belle-Isle. De là, il atteint les îles de la Madeleine et de Prince - Edouard, terminant son exploration le 24 juillet de la même année dans la baie de Gaspé. Son retour à Saint-Malo, le 5 septembre, ne passera pas inaperçu : les deux indigènes qu'il ramène aiguiseront l'appétit du roi par les récits de trésors existants dans ces régions !

 

C'est ainsi qu'une nouvelle expédition partira le 19 mai 1535 pour aboutir à l'immense estuaire du Saint-Laurent. Remontant le cours du fleuve, c'est en chaloupe que Cartier parviendra à Hochélaga, important village indien qui sera à l'origine de la construction de Montréal. Bloqué par l'hiver rude qui sévit dans ces contrées, Cartier ne peut reprendre la route que le 6 mai 1536, après avoir perdu de nombreux hommes atteints du scorbut. Son retour par le Sud de Terre-Neuve permettra de démontrer l'insularité de celle-ci et c'est le 16 juillet de la même année qu'il rallie Saint-Malo.

 

Ce n'est qu'en 1541 qu'une nouvelle expédition repart : 5 navires sous le commandement de La Roque de Roberval, nommé pour la circonstance "lieutenant général des terres nouvelles" vont tenter de contrecarrer les prétentions de Charles Quint.

 

Le 23 août, Cartier établit un camp sur le site de Québec où; il commence la mise en valeur des terres, basant la légitimité de la propriété des terres nouvelles sur le principe de son occupation.

 

Poursuivant l'exploration du pays au delà d'Hochélaga,  quoique interrompu par les rapides du Saint-Laurent, il découvre "des rochers et des cailloux aux reflets brillants" qui paraissent être pépites d'or et diamants !

 

L'hiver s'installant, une nouvelle attente s'impose avant de rallier le port d'attache.

 

Durant cet hiver, les exactions commises par les marins de l'expédition provoqueront l'hostilité des autochtones mais l'histoire, là encore comme dans d'autres circonstances, tentera d'effacer ces souvenirs peu glorieux ! Au printemps, Cartier reprend la mer, n'attendant pas Roberval qu'il croisera, en route, à Terre-Neuve. Désirant rejoindre le pays au plus vite afin d'y montrer les trésors qu'il ramène, il quitte le continent américain malgré son chef.

 

La désillusion sera immense lorsque étalant les prétendues pépites d'or et les diamants aux yeux du roi il s'avèrera que les pierres ramenées n'ont aucune valeur ...

 

Cette déception arrêtera ainsi pour de nombreuses années les expéditions en direction de la "Nouvelle France".

 

C'est ainsi aussi que va se terminer l'épopée de celui que l'on considère, à tort, comme le "découvreur" du Canada : il fut en effet précédé en 1497 par Giovanni Caboto, navigateur italien, travaillant pour le compte du roi d'Angleterre, qui longera Terre-Neuve jusqu'au Cap Breton.

 

Mais bien avant cela, déjà, des Irlandais s'installeront au 9ème siècle sur une terre où ne vivaient alors que des tribus indiennes disséminées sur un immense territoire.

 

Chassés par les Islandais dans le pays desquels ils s'étaient installés, des cousins bretons avaient donc déjà découvert, par hasard, les terres du futur

 

Canada ... un pays qu'ils perdront bien des siècles plus tard ...

 

Jacques Cartier meurt dans sa ville natale en 1557.

Saint Malo au temps de Jacques Cartier


Au 16ème siècle, la cité malouine était presque entourée par la mer lors de l'étale de marée haute.

 

Seule la Grande Grève permettait le passage à pied sec vers la terre. Sur cette langue de sable, quelques moulins à vent produisaient la farine dont le grain était cultivé sur les champs environnants.

 

Il existait encore alors un petit fort protégeant la passe vers les quais : le Fort Collifichet. Ceux-ci étaient protégés des courants et des tempêtes par un éperon triangulaire.

 

En 1590, ne voulant pas se soumettre au roi Henri IV, les malouins s'emparèrent du château lors d'une émeute qui marqua la fin du gouverneur de l'époque, rallié à la couronne de France.

 

La république malouine


En 1589 Henri IV est roi de France. Les malouins refusent de reconnaître "l'hérétique".

 

La tension est forte entre le gouverneur réfugié dans le château et la ville, solidement protégée derrière ses remparts.

 

Elle atteint son comble au soir du 11 mars 1590. Une cinquantaine de jeunes malouins partent à "l'abordage" du château. Au bout d'une bataille acharnée, les jeunes mutins sont maîtres de la situation et proclament leur "République".

 

Cette situation va perdurer quatre années, au cours desquelles la devise malouine s'affirme : "Ni Breton, ni Français, Malouin suis".

 

La réconciliation se fait pourtant avec la France en 1594 à la suite de la conversion d'Henri IV.

 

Celui-ci confirme les franchises et libertés de commerce de Saint-Malo.


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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 08:15

Anne de Bretagne, son règne




 

Pour la succession du duc François II, le manque d'un héritier mâle menaçait de replonger la Bretagne dans une crise dynastique.

 

François II, son père fait donc reconnaître, sa fille Anne, héritière par les Etats de Bretagne en 1486.

 

Devenue duchesse, elle épouse en premières noces et par procuration le futur Maximilien Ier, (devenu par la suite empereur romain germanique). 

 

Ce faisant, elle devient reine, conformément à la politique de son père.

 

Cependant, ce mariage est une grave provocation à l'égard du camp français : il viole le traité du Verger, il réintroduit un ennemi du roi de France en Bretagne, ce que leur politique a toujours tenté d’éviter aux XIV et XVéme siècles.

 

De plus, il est conclu au mauvais moment : les alliés de la Bretagne sont occupés sur un autre front (siège de Grenade pour le roi de Castille, succession de Hongrie pour Maximilien d’Autriche).

 

En dépit de renforts anglais et castillans venus soutenir les troupes ducales, le printemps 1491 voit de nouveaux succès de La trémoille (déjà vainqueur à Saint-Aubin-du-Cormier), et, se posant en héritier, Charles VIII vient mettre le siège devant Rennes où se trouve Anne, afin qu’elle renonce à ce mariage avec l’ennemi du royaume de France.

 

Par le mariage de 1491, ( son second mariage) Anne de Bretagne est reine de France. Son contrat de mariage précise qu’il est conclu pour assurer la paix entre le duché de Bretagne et le royaume de France.

 

Il fait de Charles VIII son procureur perpétuel. Le 8 février 1492, Anne est couronnée et sacrée reine de France à Saint-Denis. Son époux lui interdit de porter le titre de duchesse de Bretagne

 

Elle passe beaucoup de temps en grossesses (avec un enfant tous les quatorze mois en moyenne). Lors des guerres d’Italie, la régence  est attribuée à Anne de Beaujeu.

 

Anne de Bretagne est encore jeune, et sa belle-sœur la suspecte.

 

Elle n'a qu' un rôle réduit en France comme en Bretagne et doit parfois accepter d'être séparée de ses enfants en bas-âge. Anne vit essentiellement dans les châteaux royaux d'Amboise, de Loches et du Plessis ou dans les villes de Lyon, Grenoble ou Moulins (lorsque le roi est en Italie).

 

A Amboise, Charles VIII fait faire des travaux, tandis qu' elle réside à côté dans le futur logis du créateur de la Joconde. Elle y a sa petite chapelle.

 

Elle devient reine de Sicile et de Jérusalem lors de la conquête de Naples par Charles VIII.

 

Dès la mort de Charles VIII, elle reprend la tête de l'administration du duché de Bretagne

 

Elle restaure notamment la chancellerie de Bretagne au profit du fidèle Philippe de Montauban, nomme lieutenant général de Bretagne, son héritier le prince d’Orange, convoque les Etats de Bretagne, émet un monnayage à son nom.

 

Trois jours après la mort de son époux, le principe du mariage avec Louis XII est acquis, à la condition que Louis obtienne l'annulation de son mariage avec Jeanne de France avant un an.

 

Elle retourne pour la première fois en Bretagne en octobre 1498, après avoir échangé une promesse de mariage avec Louis XII à Etampes le 19 août, quelques jours après le début du procès en annulation de l’union entre Louis XII et Jeanne de France.

 

A l'enfant vaincue a succédé une jeune reine douairière et duchesse souveraine désormais incontestée, en face de qui l'époux est un ancien allié, ami et prétendant.

 

Contrairement aux dispositions du contrat de mariage avec Charles VIII, le nouveau lui reconnaît l'intégralité des droits sur la Bretagne comme seule héritière du duché et le titre de duchesse de Bretagne.

 

En revanche, le pouvoir régalien en Bretagne est exercé par Louis XII, qui prend alors le titre de duc consort, quoique les décisions soient prises au nom de la duchesse. Anne vit à Blois où la présence de la duchesse de Bretagne est partout signée.

 

Elle fait édifier le tombeau de ses parents en la cathédrale de Nantes (où son cœur reviendra également selon ses dernières volontés) avec les symboles des 4 vertus :


PRUDENCE


FORCE


TEMPERANCE


JUSTICE

 

qu' elle aura toujours essayé de porter. Tous les arts italiens seront appréciés par cette reine de plus en plus cultivée. Durant la maladie de Louis XII elle fera son Tro Breiz (pèlerinage en l'honneur des Sept Saints Fondateurs de la Bretagne) et les bretons peuvent lui savoir gré d'avoir aussi longtemps que possible, maintenu les impôts seulement sur les états, les octrois sur les pays et les jugements également sur les pays.

 

TRO BREIZ

 

Leur fille Claude de France, héritière du duché, est fiancée à Charles de Luxembourg en 1501, pour faciliter la conduite de la 3ème guerre d’Italie en renforçant ainsi l’alliance espagnole, et pour convenir au dessein d'Anne de lui faire épouser le petit-fils de son premier mari, Maximilien d'Autriche.

 

Ce contrat de mariage sera préparé et signé le 10 août 1501. Les fiançailles sont annulées quand l’absence d’un dauphin, qui aurait hérité de la Bretagne, fait craindre un encerclement plus complet du royaume.

C’est désormais au futur François 1er que sa fille, Claude est fiancée.

 

Anne refusera jusqu'au bout ce mariage, qui aura lieu 4 mois après sa mort, et tentera de revenir à l'alliance matrimoniale avec le futur Charles Quint.

 

C'est à ce moment que fut commencé la "tour de Bretagne", visitant bien des lieux qu’elle n’avait jamais pu fréquenter enfant.

 

Ses vassaux la reçoivent fastueusement et elle se fait connaître du peuple à l'occasion de festivités, de pèlerinages et d'entrées triomphales dans les villes du duché.

Saint Malo au temps de la Duchesse Anne


En 1395, la ville de Saint-Malo se vit fortifier . C'est à cette époque que fut construit le château-Gaillard, au Nord des remparts, auquel s'ajoutera la Tour du Roy devenue ensuite "Petit Donjon".


Le "Grand Donjon" fut construit en 1424 sous Jean V de Bretagne. François II, duc de Bretagne, fait ensuite construire en 1475 la tour "La Générale".

 

La tour crénelée, dont le nom "Quic-en-Groigne" offusquera les malouins, fut érigée de 1498 à 1501 sous le règne d'Anne de Bretagne, devenue alors reine de France.

 

La Tour des Dames et la Tour des Moulins, édifiées dans les années qui suivirent, parachevèrent les travaux d'un ensemble monumental.

 

Des douves furent enfin construites, isolant l'enceinte du château, tant du côté de la ville que du côté de la côte Est, dénommée "Le Sillon".

 

La forteresse ne sera dès lors plus accessible que par un pont-levis.
 


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